jeudi 22 mai 2008

Dernière lettre à mes lecteurs

Je l'avais préparée et même rédigée en brouillon mais elle m'est tombée des mains cette dernière lettre à mes lecteurs, vous, dont je ne sais rien, même pas si vous êtes volages ou fidèles, rares ou nombreux. Juste quelques mots encore avant de prendre congé :
J'arrête ce blog, définitivement.
Fannette Duclair existe toujours sur le web, peut-être en édition, peut-être en presse magazine, peut-être sous son vrai nom... peut-être sur un autre blog plus tard.
Mais la Fannette de ce blog disparaît sans perte ni fracas, tout au moins virtuellement. Dans la réalité je me suis égarée dans un bruit de tonnerre et là... là on entre dans l'intime qui n'est finalement pas le sujet de sshhh...
Sshhh veut bien dire ce que ça veut dire : silence à présent.
A tous ceux et celles qui ont aimé me lire, merci car écrire est aussi égoïste que la quête d'un amour des autres et certains d'entre vous me l'ont donné. Un amour littéraire si j'ose parler de littérature pour définir mes textes, enfin simple "écriveuse" comme disait Desproges.
Bref, pour le moment, je ne peux plus écrire ici quel que soit mon "niveau", mon talent ou non. Ma pauvre petite intelligence est rivée à un clou, uniquement préoccupé de ça et mon Dieu, mon Dieu, il ne s'agit pas ici de confidences privées sur oreiller. Sshhh n'était pas un blog sentimental même s'il a été créé par amour, pour surprendre et ravir l'homme qui me tenait.
Des textes appartiennent à un passé révolu, une complicité déchue, lisez-les, vous y décélerez peut-être tout l'amour qui les a fertilisés.
Mais aujourd'hui, le champs est désert, sec, le chant d'amour est en jachère, et je ne peux pas résister à la force qui me pousse à en parler à chaque détour de phrase. Je ne veux pas que ce blog serve à ça. Ce n'était et ne sera jamais sa finalité, sa raison d'être.
J'écris, j'écris beaucoup incessamment, jour et nuit, des mièvreries, plus la douleur est forte plus on est idiote. Et parfois, au milieu, un texte retient mon attention (j'allais dire et c'est vrai aussi "retient mon intention"). Alors je le mets de côté, et je tricote un petit manuscrit larmoyant et joli, sans poésie, sans pudeur. Un chagrin d'amour dénué d'érotisme.
Qui sait, un éditeur qui aimera... Vous, dans une librairie, qui achèterez... sans me reconnaître, j'espère juste que vous aimerez si... Bref. Ne rêvons pas, ne rêvons plus. Ou pas trop.
Voilà donc, en substance, ma dernière lettre, mon dernier billet ou post peu importe le terme, mon dernier passage ici, j'ai beaucoup de travail pour balayer un coeur qui se voulait en béton et qui est pulvérisé dans un corps qui ne sent plus rien. Sauf cette grosse pierre dans l'estomac...
Voyez ! Ca recommence... Je viens dire au-revoir et je parle encore de tout ça, tout ça n'ayant plus guère de prénom à murmurer mais bien une certaine renommée qui me reste étrangère, puisque je n'en suis plus.
Allez, allez, pas d'eau de rose, pas d'épines sans tige ni tuteur, ni une fleur au sommet, la vie est toute petite, bien moins vaste que l'amour. C'est dans la vie qu'il s'agit de revenir, et quand ce sera le moment, j'y serai. J'entrouvre la porte déjà, mais il y a ce foutu et inutile amour, inutile chagrin, pauvre vieille godasse. Il n'a pas sa place dans sshhh et il s'impose...
Alors Stop.
Je suis assez fière de ce que j'ai proposé ici même si cela doit se terminer, même s'il n'y a pas de quoi l'être pour ceux qui le penseraient, peu importe, moi j'ai aimé.
Alors, alors... J'ai encore quelque serrure à crocheter, moi, qui n'ont rien à faire ici. Je me tais, chhhhhuuuutttt !!!!!!
Merci de m'avoir accompagnée.
OFF définitivement OFF

jeudi 1 mai 2008

Mâle en "tendu..."

Il y a décidément comme un énorme malentendu entre hommes et femmes sur ce qu'est l'érotisme. Enfin à mon avis. Il n'y en a pas QU'à ce niveau, entendez : l'amour, la presse, la vaisselle et les enfants sont aussi de vastes sources d'erreur sur "mais si, tu es un homme/une femme donc tu aimes ceci et quoi et comment"...
A la recherche de photos un peu chaudes pour ne pas tuer ce blog à bout portant par mon absence fondamentale de toute libido fantasmatique, [bin oui, la panne générale, le block out, pourquoi une femme ne l'avouerait-elle pas ?] et après avoir lu nombre de livres sérieux, écrit les plus beaux "chants" puisque les plus tristes sur mon... bref..., j'ai voulu faire un très rapide tour d'horizon de mes "sources" photos préférées. Histoire de changer un peu, de "updater le blog". Et aussi revoir des corps, ressentir un peu de sensualité.
Encore une fois mon souci est cette foutue hétérosexualité qui fait que je peux apprécier la beauté d'une femme mais reste de marbre si la photo n'amène rien d'autre qu'une sublimation d'un corps d'une jeune beauté, corps qui ne m'appartient hélas pas et que, avec ce foutu désir pour l'autre sexe dit fort et que je dirais plutôt... Non. Je me tais. Ca va passer, je suis juste en colère, alors disons "fort", je ne parviens pas à apprécier une photo de nu, enfin juste de femme nue : il faut que je puisse me projeter en elle, je ne vous apprends rien, c'est là-dessus que fonctionne ce truc depuis des siècles, et pour cela il faut avoir un rapport particulier avec son propre corps. Et le serpent se mord la queue.
Donc, au débotté, là pas de photo qui me plaisent, ou quoi.
Alors j'ai décidé de baver juste un petit appel :
Circonstances : comme ça fait longtemps que je ne me suis pas intéressée au sujet, j'ai oublié pas mal des adresses habituelles, je vais donc sur Google chercher des liens. Je vois un site nommé "érotisme pour elles" (non je ne mets pas le lien) avec en dessous un libellé du genre "des hommes nus pour les femmes..." et oui mesdames, il est là, enfin, la teub de la teub, des photos pour nous de mecs à oualpé, sûrement beaux et sauvages, frissonnants.
Je clique.
Soit c'est un type qui a fait ce blog soit c'est un mec, en tout cas, je vais juste pas détaillé et aller directement à la conclusion :
Cher Monsieur qui avez créé érotisme pour elles, l'imagerie homosexuelle n'est encore une fois pas du tout celui des "elles", de moi, de pas vous. Des baraques huilées et cambrées devant une vitre, son petit slip soulignant ses fesses ("oh, attention chéri, tu perds ton très très mâle de Dim... ça fait très très fiotte..."), vous en êtes loin, on en est loin. Certes, certes... toutes les femmes n'aiment pas la même chose, d'aucunes apprécieront peut-être, il y en a qui font les malignes à payer des chippendales pour être aussi connes que leurs mecs... mais de celles que je connais à part un "MMMMmmmm belle b..." purement agricole, revoyez vos copines, qu'elles vous parlent d'érotisme. Tiens ou je fais un peu de pub allez donc lire susr SecondSexe l'interview de Dian Hanson où vous lirez ceci (pour vous situer, Dian Hanson est actuellement chez Taschen responsable des collections érotiques, et a un parcours assez faramineux" :
SS : Pensez-vous que les femmes trouvent la vue d’un pénis excitante ?
Dian Hanson : Oui, car les gros et grands pénis sont des symboles de la puissance.
SS : Alors pourquoi achètent-elles si peu de revues pronographiques montrant des hommes nus ?
D. H. : Parce que ces hommes se présentent souvent d’une façon très féminine : ils offrent leur nudité au regard comme des objets de désir, ils évoquent l’idée de la passivité. Mais les femmes ne fantasment pas sur des hommes passifs… C’est la raison pour laquelle il est très difficile de faire de la photo de nu masculin. Seuls quelques gays parviennent à faire poser leurs modèles de façon aggressive, pleine d’assurance, dans des postures viriles. Si je devais faire de la pornographie pour les femmes, je ferai prendre en photo des malfrats, des bikers, des durs, des hommes violents.
Voilà... Tout l'article est bien et à lire absolument avant la refonte de votre site ou le renommer érotismes pour eux".
Cher monsieur merci d'être passé...
OFF

samedi 26 avril 2008

Remerciements

Encore une fois, je fais un petit billet de remerciements, parce que j'ignorais qu'il existait des PC préhistoriques planqués chez des particuliers alors que ma propre famille en utilise un. Et subséquemment... moi aussi.
Et donc aller dans les commentaires pour commenter vos messages relève de la zen attitude que je n'ai pas vraiment actuellement.
En tout cas, Nii (homme ou femme que tu es) et tous ceux qui pourraient en douter... je confirme que tenir un blog érotique en ce moment relève de la purge, rien de moins.
Je ne peux - comme dit plus haut - même pas éditer des séries de photo...
Sans compter que d'un point de vue purement dépressif, toutes ces filles parfaites à ventre plat du haut de leur 20 ans au compteur, toutes qui en quelque sorte farcissent de près ou de loin "ses" fantasmes face à ma perfictibilité physique (pour dire ça correctement plutôt que de dire sa perte totale de désir pour moi du fait d'un corps moins... et plus... bref, différent), bref ces nanas qui ne demandent rien d'autre que la gloire et le fric et le font en faisant bander les hommes, et ces photographes qui se cantonnent à ces beautés parfaites, tous me donnent plus envie de filer des baffes que même de les critiquer. Ca ferait au mieux revanche d'une petite bonne femme toute vieille et toute moche que de m'énerver. Quelle dernière défaite de mon ego.
Pour le moment, je n'y vois plus aucun érotisme, juste une médiocrité latente doublée d'une agression personnelle. J'ai déjà souffert de jalousie morbide, on ne va pas aggraver mon état avec de l'aigreur.
Pour ne pas trop perdre la main, j'ai voulu écrire une nouvelle érotique qui a frôlé, pour ne pas dire atteint la perfection... de la platitude. Impossible décrire ce genre de texte quand le désir est bousillé et le plaisir un souvenir, ou au mieux (c'est-à-dire au meilleur de ma forme), une vague espérance pour l'avenir.
Ma libido est à Ground Zero, inutile de chercher le leader de cet attentat, il s'est déjà échappé. A présent je dois trouver un architecte pour reconstruire mes Twins. Ceci n'est pas une annonce ou un appel.
C'est juste que voilà cette part là du chagrin d'amour elle guérit au hasard et le hasard n'a pas encore bien fait les choses. Et c'est pas de bol juste quand je voulais me spécialiser dans le domaine :-)
Je ne me plains pas, j'explique.
Biz à tous.
Je vais essayer de remonter un peu le niveau de mon écriture libidineuse... Oui mais comment ?
Bref, bref. Disons juste que, pour paraphraser (ou anti paraphraser) le titre d'un livre/film... mes nuits sont vaguement pires que vos jours.
OFF

mardi 22 avril 2008

Un peu amputée à vif.

J'ai nettoyé ce blog de mes dérives sentimentales pour lui faire retrouver son identité érotique et non plus tragicomique de la femme larguée, virée, quittée et larmoyante, mais pour le moment, créer, réfléchir, ressentir et juste écrire... hormis des lettres de 15 pages, c'est un peu difficile.
Et le PC que j'ai à disposition ne permet guère de gérer des images en bonne définition pour enjoliver le tout... Ca n'aide pas.
Je ne sais pas qui de vous cela intéresse, mais ceci n'est pas un blog mort. Les articles précédents étaient parfois très long, profitez en pour les relire, moi je reviens bientôt.
Il y a tant de choses à faire de mon côté pour m'extirper du piège à loup qu'est le chagrin d'amour, tant d'énergie pour chaque pas, pour assécher les larmes ne pas tomber dans la haine et l'indifférence, et pour l'érotisme, il faut un peu de libido... La mienne est en mille et un morceaux, j'attends un tendre sultan pour en faire des contes et retrouver ma peau de Shéhérazade, El Gringa, LaFannyL'Auteur...
Je reviens, je me répète, mais c'est vrai, je reviens là, d'ici peu, pour ceux qui aiment me lire, je reviens encore plus vite, le plus vite que je peux.
Oh et de plus, en newz, pour rester dans la littérature, la vraie, j'ai trouvé le moment opportun (n'est-ce pas que j'ai raison, c'est le bon moment pour ça ?) pour me plonger dans ce qui est sensé être LE chef d'oeuvre contemporain de la littérature amoureuse : Belle du Seigneur d'Albert Cohen... Mais quand même 1 110 pages ! Vous comprenez que cela épuise un peu les quelques neurones échappés du massacre de la rupture qui peinent pour le coup et à un tel régime à juste se pencher sur les mots flêchés de Télé Star !
Mais encore une fois ne lâchez pas l'affaire, je ne fais qu'un break, vous avez tous connu ça, non ? Vivre avec un bout de soi en moins ? Il faut du temps pour réapprendre à fonctionner... C'est le membre amuté qui fait mal, les médicaments qui assomment et tout le reste... Bah je ne vous décrirais pas un epeine immense d'un coeur gonflé à bloc...
Je ne joue pas de mélodrame, ni ne me complaît dans le sentimentalisme, seulement c'est dur je ne le cache pas. Et ce n'est pas chialer sur son sort de dire qu'il faut du répit, du calme, du temps, que ce silence ne doit pas enterrer mon susurrement, ce chuchotement que je traduis dans sshhh et encore moins pour si peu ;-)
Mon blog vaut mieux qu'e le crincrin des violons aux langueurs monotones, il veut du sexe, du désir et son jumeau le plaisir, de la vie, de l'humour. Pas de ce lierre calamiteux qu'est l'amour en peine.
Les cultures de mon blog repoussent lentement, mon fournisseur a eu de la peine à en retrouver en stock, enfin j'ai mis des plants sous une serre bien isolée, chauffée et stakhnoviste, la récolte devrait être bonne, encore un peu de soleil et de chaleur et ces fruits-là mûrissent. Nous autres gens de la terre, on sait le rythme des saisons. Enfin vous autres car moi je suis un pot de fer, un rat des villes perdu dans la cambrousse. Ce sont les gars d'ici, pelin de bon sens et d'adages qui m'ont parlé de ce temps qu'on laisse au temps...
A bientôt, tout bientôt, jamais assez tôt mais pas trop tard quand même.
Ce texte aussi disparaîtra quand la récolte commencera...
Merci à ceux qui commentent même si je ne sais pas quoi répondre, je pense à vous avec douceur et reconnaissance, et c'est bien.
OFF